A l'assaut des Highlands deux semaines auparavant, je ne pouvais m'empêcher de réaliser l'étape du Loch Ness, que je vous présente ici même. Le lac d'Ecosse sans doute le plus connu à travers le monde du fait de la légende de monstre marin (le Nessie!) qui l'accompagne.
Pour la petite explication le mot "Loch" vient de l'écossais (c'est une sorte de gaélique écossais encore parlé par une minorité de personnes), et signifie "lac" en français (ou "lake" en anglais). D'où en fait le Loch Ness qui n'est ni plus ni moins que le "Lac Ness" si nous voulions franciser cet endroit connu.
Le Loch Ness a une forme allongée, il s'étend sur 39 km, partant ainsi au nord de la ville d'Inverness pour arriver au sud sur la ville de Fort Augustus. Sa largeur varie de 1,2 à 2 km et sa profondeur maximale est tout de même de 249 m. Il est le deuxième plus grand lac d'Écosse (56.4 km²). C'est à la ville de Fort Augustus, où il arrive au sud qu'il y a un canal rejoignant un autre Loch. Une série de canaux relie acutuellement de nombreux Loch, et c'est par cette initiative que l'on a
pu conserver la hauteur des eaux du Loch Ness qui commençaient à diminuer. Au passage, avec ce système de retenue d'eau on produit aussi de l'électricité.
Moi et mes parents (venus me rendre visite en Ecosse) quittâmes donc Glasgow à bord d'une voiture de location, que j'ai eu le privilège de conduire. Pas très fier dans un premier temps, je dois bien avouer, puisqu'il faut rouler à gauche, et qu'en plus la voiture de location est britannique. Cette dernière chose implique donc que le volant est à droite. En fait, au niveau des commandes, seul le levier de vitesse perturbe (à utiliser avec la main gauche!), le reste des commandes au volant et pédales restant inchangés. Du point de vue de la gestion de l'espace avec le véhicule, on se trouve un peu perdu dans un premier temps avec la notion d'espace et cette position à droite qui boulverse un peu la donne. Mais comme tout cela vient en pratiquant
Arrivés à
Inverness, le temps de voir (trop rapidement malheureusement) le château, les vieilles rues de cette petite ville charmante du nord de l'Ecosse, et de prendre quelques photos. Après le dîner, la direction empruntée fut celle de la route vers l'auberge de jeunesse qui nous attendaient. Une auberge aux bords du Loch Ness. La petite route sinueuse qui borde le Loch Ness a été pour moi un défis (surtout avec le fait que les phares de la voiture de location étaient déréglés, chose dont nous nous sommes rendus compte le matin). Ouf! Enfin arrivés! Aucune visibilité du Loch dans le noir, le vent gronde (le monstre aussi sûrement), l'eau poussé par ce vent vient provoquer les bords et nous procure le bruit d'une petite mer nerveuse (employer le terme 'déchaînée' serait un peu fort quand même). Le Loch Ness restait donc à découvrir au réveil du lendemain matin.
Le lendemain, au petit matin nous pouvons enfin appercevoir le Loch Ness. Nous nous rendons ainsi compte que nous n'étions vraiment qu'à seulement quelques mètres du rivage. Le temps
de prendre les premières photos (voir la deuxième photo de l'article en haut, à droite) et nous voilà sur la route pour longer le Loch Ness en plusieurs étapes. Tout en prennant le soin, au passage, de s'arrêter à plusieurs endroits où la prise de vue était bonne. Le tout sous le soleil (oui en Ecosse il fait même plutôt bon niveau températures contrairement aux idées reçues!). Au programme Drumnadrochit, le Urquhart Castle (voir la première photo de l'article), Invermoriston (illustration: photo de son petit cimetière à droite), pour terminer à Fort Augustus tout au sud du lac.
Le Loch Ness bien qu'étant, comme je l'ai dis plus haut, le plus connu n'est pas le seul. L'Ecosse est, en effet, réputée pour ses nombreux lacs (le Loch Lomond serait le plus grand), ses paysages montagneux que nous fournissent les Highlands, et ses nombreuses Îles, surtout sur la côte ouest. Ces dernières nous offrent ainsi des
paysages aux nombreux contrastes de couleurs et se fesant côtoyer mer et montagne, verts patûrages et moutons ou autres vaches à poils longs (race bovine appelée: Highland, ici en photo pris à Invermoriston).
Le périple de trois jours au total s'est poursuivi vers l'Île de Skye pour aller ensuite vers Fort William avec juste à côté le Ben Nevis, le point culminant écossais, dans le Glen Nevis (comprendre par 'Glen': vallée). La vidéo en fin d'article a été prise dans les Highlands, une heureuse rencontre que l'on doit au hasard, sur le chemin du retour de Fort William vers Glasgow.
Je n'ai bien sûr pas pu m'empêcher de prendre un souvenir. Et dans cette optique autant concilier l'utile et l'agréable avec une petite bouteille de whisky appelée "Loch Ness" et avec pour illustration, le Nessie regardant de près un malheureux pêcheur dans sa barque qui ne se doute sûrement de rien.
Bonus: Un joueur de cornemuse au coeur des Highlands!
Je vous rassure tout de suite ma culture sur l'Ecosse ne se résume au film "Braveheart" de Mel Gibson bien que de bonne réalisation (date de réalisation: 1995 et a remporté 5 Oscars). Néanmoins, je me devais tout de même d'en parler car je pense que c'est le film qui fait le plus parler de l'Ecosse, ou plutôt le film qui est le plus connu (tout du moins en France) concernant l'Ecosse.
Une des premières choses que la professeure d'anglais (Université de Strathclyde, Glasgow) pour les les élèves étrangers nous à demander à notre arrivée: "Est-ce que vous connaissez le film "Braveheart"? Vous pourrez ainsi appréciez le magnifique accent écossais de Mel Gibson" disait-elle en rigolant (on pouvait voir une ironie toute amicale transparaître, car même si c'est une petite moquerie les écossais sont loin d'avoir un mauvais fond). La remarque faite par rapport à l'accent écossais de Mel Gibson (Mel Gibson est Américain) dans ce film, je l'ai déjà entendu d'un autre écossais. J'ai quand même fait l'expérience (si on peut vraiment parler d'expérience) de le regarder en anglais (pour voir cet accent 'écossais' de Mel Gibson), il était disponible dans le laboratoire des langues de l'Université. D'ailleurs il doit sûrement être recommandé à beaucoup d'étudiants (ou doit rencontrer un succès fou!), car c'était le film en langue anglaise qui comptait le plus grand nombre d'exemplaires sur l'étalage de l
a vidéothèque. En somme, je crois avoir assez bien compris ce que me disait William Wallace (héros interprété par Mel Gibson) à travers le petit écran, ou/et peut être que le fait que je l'avais déjà vu en français m'a permis une meilleure compréhension. Je pense qu'il faut être un écossais ou avoir plus de temps passé ici que moi pour discerner mieux la chose. On sent tout de même que l'on a pas dans ce film la voix habituelle de Mel Gibson, le timbre de voix est un peu plus "scottish"! Bref, passons cette anecdote qui devait être racontée.
Revenons-en au film "Braveheart" en lui-même. Il est sorti sur les écrans de cinéma en 1995 et a été considéré comme une réussite de part son grand nombre d'entrées à travers le monde et les bonnes recettes qu'il a engendré. Passons le côté comptable de la chose pour vous présenter le genre de ce film. "Braveheart" qui littéralement se traduit alors en français "Coeur Brave" (si on détache 'Brave' et 'Heart') est un film historique retraçant le combat de William Wallace pour l'indépendance face aux anglais. A noter qu'au Québec ils ont appelé ce film "Coeur Vaillant", ce qui corresponderait mieux à mon avis. Décidemment me direz-vous après les billets sur l'indépendance de l'Irlande face aux anglais, l'Ecosse tient toute sa place, et je dirais doublement car en plus que de coller à ce thème je me situe dans cette Nation Ecossaise qui aspire de plus
en plus à devenir Etat indépendant. Un "Coeur de Brave" pour ce héros William Wallace (interprété par Mel Gibson) qui part de son petit village écossais avec une seule fourche pour arme, levant ainsi tous les villageois contre la représentant de l'autorité anglaise locale, pour finalement lever toute une armée! Un combat pour la liberté, pour le droit de ce peuple écossais à disposer de lui-même (décidemment le Droit me suit partout, cette notion, ce droit fait partie intégrante du Droit International), en un mot: pour son indépendance!
L'époque je n'en ait pas parlé, mais ce n'est pas hier non plus. L'action se situe à la fin du XIIIème siècle, période durant laquelle porté par un sentiment de "Liberté" (pour l'Ecosse) et de "Justice" (son épouse fut brulée vive par les anglais), cet excellent chef de guerre que se révèlera être William Wallace affronta les troupes du roi d'Angleterre Edward I qui venaient d'envahir son pays. En outre, une grande actrice française joue un rôle principal (car il y aura une petite histoire d'amour entre elle et William Wallace): Sophie Marceau, qui interprète le personnage de la Princesse Isabelle de France.
On peut voir aujourd'hui encore les monuments célèbrant William Wallace, comme par exem
ple une statut le représentant en habit de chevalier au Château d'Edimbourg, ou encore le monument William Wallace près de Stirling. Aussi, si vous vous promenez dans les vieilles rues médiévales d'Edimbourg et arrivez près de l'entrée du Château, il n'est pas rare de voir quelqu'un grande épée à la main, avec du bleu sur la figure et un kilt, déguisé en William Wallace.
En somme, le film "Braveheart" m'avait tout à fait plus. Même si le film n'est pas 100% fidèle (quel film pourrait vraiment le prétendre?) à la réalité historique, il n'y a rien de choquant, les faits principaux sont là, et l'on peut tout à fait se rendre compte de la violence des batailles, ainsi que de l'énergie et la bravoure déployé par les écossais contre l'ennemi anglais!
Cela doit faire à peu près une semaine, j'ai eu l'occasion de regarder (toujours en anglais!) un DVD, le film: "Michael Collins", réalisé par Neil Jordan et sorti en 1997 avec Liam Nelson, Julia Roberts, Aidan Quinn. Un film tout à fait saisissant sur l'histoire d'Irlande, de la domination anglaise, et enfin pour l'acquisition de son indépendance. Les évènements se déroulent ainsi au début du XXème siècle, dans la période comprise entre les deux grandes guerres mondiales. Une histoire qui nous laisse dans sa fin sur le problème de l'Irlande du Nord qui est encore tellement d'actualité. Michael Collins dans l'histoire de l'indépendance de l'Irlande était partisan d'une indépendance totale de l'Irlande face à la force britannique. Il s'était battu, tout au long de ce film ponctué de nombreuses actions secrètes des indépendantistes faces aux forces britanniques d'occupation.
Magnifique prestation de Liam Nelson qui était aussi le personnage principal du film "La Liste de Schindler". Le caractère de ce personnage colle tout à fait au role qui lui a été attribué, celui d'un Michael Collins, qui ne lâche pas, continuant la lutte dans l'ombre, déterminé allant jusqu'au bout, coûte que coûte. Julia Roberts intreprète aussi bien son rôle, il naît même une petite histoire d'amour entre les deux héros du film.
Une scène m'a particulièrement marqué lors du 'Bloody Sunday' (l'histoire se situe à Dublin), après plusieurs meutres par les indépendantistes chez les britanniques, les forces armées choisissent de se venger purement, simplement et gratuitement. Des chars et des troupes britanniques entre alors dans le stade Croke Park (qui existe toujours à l'heure actuelle) en plein match de football gaélique et commence à faire feu sur les joueurs et le foule (des civils désarmés), au hasard. Un évènement, des faits qui se sont vraiment déroulés! Sans vouloir trop polémiquer, j'avais déjà fait une relation avec les évènements du stade de Croke Park et la victoire irlandaise contre les anglais durant le Tournoi des 6 Nations. C'est pour beaucoup de personnes (c'est encore dans bien des esprits), avec un stade aussi icône de la lutte pour l'indépendance irlandaise, porté d'un immense symbole!
Plus particulièrement dans cette scène l'image que je retiens est celle de l'un des joueurs, alors que tout s'était arrêté lors de l'entrée des chars et des soldats sur la pelouse du stade. Tout le monde était alors silencieux, on se demandait alors ce qu'il allait bien se passer. L'un des joueurs de football gaélique prend le ballon, frappe dedans, le fait passer par dessus le char, et continue comme si de rien était,
marque le but, et la foule l'acclame. Après la suite est connue, le char fait feu sur lui, et s'en suit des tirs en raffale sur les joueurs et la foule. En un mot: un 'Bloody Sunday' ('Dimanche Sanglant'). L'attitude du joueur est aussi à mettre en relation avec le message et l'esprit de Micheal Collins et l'attitude qu'a adopté la population irlandaise face aux britanniques. Elle fut celle de l'ignorance, la meilleure arme qu'ils avaient fut celle d'ignorer les occupants, de faire comme si ils n'étaient pas là. Continuant aussi pour l'IRA (l'Armée Républicaine Irlandaise) en parrallèle, une lutte armée, avec des opérations ciblées.
Pour information ce 'Bloody Sundy' est le premier (1920), le deuxième (car il y en a deux!) a eu lieu en 1972 dans Derry (Londonderry) où 13 manifestants pacifiques furent tués par des tirs de l'armée britannique. D'ailleurs ce deuxième Bloody Sunday aussi le plus connu a donné lieu à la naissance de la chanson célèbre du groupe de musique U2, "Sunday Bloody Sunday".
Comme dirait mon colocataire gallois, on a de quoi détester les anglais après avoir vu cette scène (tout comme dans le film "Breaveheart" dans plusieurs scènes d'ailleurs mais notamment à la fin avec l'execution de William Wallace interprété par Mel Gibson).
On m'a prêté ce film que je ne connaissais pas du tout avant, pas plus que l'histoire en détails et le role du personnage principal dans l'histoire de l'indépendance de l'Irlande. En somme, je conseil aux curieux qui veulent passer un bon moment de cinéma et s'instruire en même temps (ce n'est pas un documentaire, mais les faits sont je le trouve, bien exposés, après chacun va chercher son information historique), de visionner ce film.
Mardi 6 mars 2007, je pris donc le train pour me rendre à Edimbourg avec pour objectif principal d'établir ma procuration pour l'élection présidentielle de cette année au Consulat Général de France d'Edimbourg. Ainsi me voilà embarqué en partance de la 'Central Station' (Gare Principale) de Glasgow direction la gare de Waverley localisée au coeur d'Edimbourg. Un voyage, oui mais pas avec n'importe quel train, un 'Virgin' (célèbre marque présente un peu partout: vente, avions, trains, ...). Pas très réveillé je l'avoue, j'ai embarqué à la hâte car le train allait partir, mais j'ai quand même réalisé que je montai (non sans jouer les paranoïaques mais ayant a priori quelques doutes) dans un train de la companie qui a connu un accident ces derniers jours (l'accident d
e la ligne Londres-Glasgow du 24 février 2007). Bref, au final, cela ne me fit ni chaud ni froid comme on dit. Au demeurant, selon les premières conclusions de l'enquête cela serait dû à l'état de la voie ferroviaire (une anomalie aurait été détectée au niveau de l'aiguillage) et donc non de la companie. Ce qui n'est pas sans rassurer, car ainsi peu importe la companie si l'état des rails est en cause c'est n'importe quelle companie qui peut en être victime et bien sûr et surtout avec son personnel et ses passagers.
Enfin bref, tout c'est bien passé, je suis arrivé en un seul morceau à la gare de Waverley pour aller faire ce que j'avais à faire (très explicite!). A peine débarqué, je ne perds pas de temps, le plan en tête je fonce vers le Consulat Général de France. 10-15 minutes à pieds plus tard me voilà arrivé! Controle de
sécurité à l'entrée (j'ai juste eu à éteindre mon téléphone portable) sans doute avec les mesures anti-terroristes du moment. Ensuite, on me dit d'aller au premier étage du consulat (qui est l'accueil de l'administration), et là on me dit: "Bonjour Monsieur". Quelle joie d'entendre parler français! me dis-je... C'était d'autant plus amusant qu'il y avait aussi, une Dame attendant à côté de moi pour je ne sais quelle requête, avec ses enfants en bas âge qui s'amusaient, parlaient, en français. Ce n'est peut être rien, mais ici avec l'isolement (un autre univers s'offre à moi), je me sentais à cet instant dans un petit bout de France. Enfin, une fois la procuration effectuée, qui au passage est très facile à effectuer (si il y a des amateurs qui ne pourront pas se déplacer au moment du vote), je m'en allais direction le centre ville.
L'excursion dans le centre ville d'Edimbourg que je connais un peu pour l'avoir
déjà visité fut assez brève. Le temps de manger, de prendre des documents à l'Office du Tourisme, de prendre quelques photos (qui sont disponibles dans la partie 'Edinburgh' de 'My Photos') tout en profitant du beau temps ce jour là et voilà qui était fait, ma journée à Edimbourg s'achevait.
Ainsi, Retour en milieu d'après-midi à Glasgow, mais... à bord d'une autre companie que celle empruntée pour l'aller.
Bonus:
Cela doit faire bien 4 jours maintenant que le beau temps est au rendez-vous. Ce qui est loin de me déplaire je vous rassure. Mais pour moi qui m'attendais à des pluies plus fréquentes et des températures plus fraîches, j'avoue être un peu déçu (c'est un peu ironique!).
Comme tout se qui peut se passer actuellement à travers toute l'Europe, je ne suis pas en reste, ici en Ecosse, à Glasgow. En effet, même si il ne pleut pas forcément tous les jours, il pleut quand même une minimum une petite fois par jour, ou alors tous les deux jours. Je dois bien me rendre à l'évidence que le beau temps est au rendez-vous, ce qui est assez bizarre pour cette période de l'année. Les températures sont beaucoup plus printanières qu'hivernales.
J'en ai bien sûr parlé avec mes colocataires écossais et gallois pour avoir des points de vue sur la question. Euan, mon colocataire gallois, originaire de Cardiff, mais qui fait se
s études à Glasgow depuis quelques années, me dit que cela n'est pas normal qu'il fasse aussi beau. Qu'il devrait plus pleuvoir. Calum, mon colocataire écossais, originaire du nord de l'Ecosse, de la ville d'Inverness (non loin du Loch Ness), m'a aussi affirmé que cette douceur hivernale était pour le moins suspecte.
"Il n'y a plus de saisons": Nos anciens ont raison.
Comme un gaulois qui se respecte, et face à ce dérèglement climatique, j'ai envie de dire: "Le ciel va bien finir par nous tomber sur la tête! Par toutatis!"
